L’arbre de vie le Moringa ou Ananambo

Le Moringa ou Ananambo pour lutter contre la malnutrition à Madagascar

Dans le Moringa, tout est bon ! Feuilles, fruits, graines, racines et écorce. Mais on retrouve particulièrement dans les feuilles et les graines les nombreuses vertus nutritives, adaptées pour tous les âges (les bébés, les jeunes, les plus vieux), et exploitables pour lutter contre la malnutrition fortement persistante à Madagascar.

Les feuilles

Les feuilles contiennent à la fois des vitamines A, B, C et sont également sources de minéraux. Leur teneur en calcium est très élevée : à poids égal, elles en contiennent 17 fois plus que le lait, comptent 15 fois plus de potassium que les bananes, 25 fois plus de fer que les épinards, 9 fois plus de protéines que le yaourt, et très peu de phosphore et de lipides.

Elles recèlent les 8 acides aminés dits essentiels parce que le corps humain ne les fabrique pas lui-même et qu’ils sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.

Les feuilles peuvent être mangées cuites ou en crudités, utilisées pour accompagner le riz avec poisson ou viande pour un repas correct, mais sont également faciles à intégrer dans plusieurs recettes, plats en sauce, soupes ou potages…. L’une des meilleures façons de les cuire, c’est de les tremper maximum 5 minutes dans l’eau bouillante, afin de conserver encore suffisamment de vitamines.

Les feuilles de Moringa sont donc conseillées pour tous, particulièrement aux personnes en situation de carence, de fatigue, ainsi qu’aux sportifs. Elles leur prodiguent une énergie conséquente.

Les fruits

Les fruits peuvent être consommés à différentes périodes de leur maturité. Ils seront cuits mais seule la pulpe sera mangée car les fibres sont parfois difficiles à avaler : il faudra donc juste retirer ce qui est consommable et rejeter le reste en suçant et mâchouillant les fibres (bâtons).

Les graines

Les graines contiennent beaucoup d’huile. Cette huile est très bonne pour la cuisine, elle est proche de l’huile d’olive d’un point de vue culinaire. Pour l’extraire, il suffit d’avoir des graines fraiches, les briser en morceaux, les chauffer dans une poêle et les presser.

Une fois moulues, les graines du Moringa produisent aussi une huile naturellement riche en bons acides gras permettant aux populations qui l’utilisent d’être moins sujettes aux maladies cardiovasculaires.

Le Moringa à Madagascar

Le Moringa ou ananambo se cultive surtout sur les sols secs à tendance aride. On en trouve particulièrement dans la zone sud-ouest de Madagascar (vers Tuléar), cependant on en trouve également en quantité dans la zone Est de Madagascar qui est très pluvieuse. C’est un arbre qui pousse très vite et, dans les bons endroits il peut grimper à 4 m dès la première année. A Madagascar, la culture, le séchage, ainsi que la fabrication de produits dérivés du Moringa se situent parmi les activités artisanales.

Déclinée en poudre, ou consommée sous forme de feuilles, l’ananambo aide à combattre plusieurs maladies et carences en vitamines et minéraux, à reconstruire les os fragiles, permet à une mère d’allaiter son nourrisson … Tant de vertus présentes chez une seule et même plante, de quoi inciter ses utilisateurs à qualifier le Moringa de plante miraculeuse !

Voici donc la plante prodige pour la région Mahafaly. Adaptée à ses terrains et à son climat, elle apporte toutes les vertus dont la population a besoin pour combler ses carences.

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